La formation allemande Red Bull–BORA–hansgrohe a été particulièrement active sur le marché des transferts. Huit coureurs n’ont pas été renouvelés, tandis que neuf nouvelles recrues sont venues renforcer l’effectif.
Si les départs de Roger Adrià, Matteo Sobrero ou encore Sam Welsford laissent forcément un vide, le recrutement opéré par Ralph Denk apparaît cohérent et ambitieux. Et c’est notamment du côté du plat pays que l’équipe est venue se renforcer, avec trois Belges supplémentaires dans ses rangs.
Arne Marit & Jordi Meeus : la vitesse belge en première ligne
Les deux sprinteurs belges seront sans contestation possible des hommes clés pour les arrivées massives.
Jordi Meeus, qui s’apprête à entamer sa sixième saison au sein de la structure, a déjà prouvé qu’il savait se débrouiller seul dans les finals les plus nerveux. Arne Marit, de son côté, arrive peut-être à un tournant de sa carrière. Rejoindre l’une des plus grosses formations du peloton est toujours un pari, et il faudra voir s’il parvient à s’y imposer.
On sait déjà que Marit participera au week-end d’ouverture en Belgique, où il retrouvera Danny Van Poppel, l’un des meilleurs poissons-pilotes du peloton. Meeus devrait également être au départ de l’Omloop Het Nieuwsblad. Une cohabitation qui demandera une certaine entente dès les premières courses.
Maxim Van Gils : l’année de la confirmation ?
La saison écoulée n’a pas été celle espérée pour Maxim Van Gils. Avec seulement deux victoires et pas moins de six abandons, le Belge a semblé peiner à exploiter pleinement son potentiel, souvent freiné par une condition physique imparfaite.
L’équipe continue pourtant de croire en lui, comme en témoigne son calendrier 2026 particulièrement relevé : Strade Bianche, Tirreno-Adriatico, Milan-Sanremo, Tour du Pays Basque, Amstel Gold Race, Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège, Tour de Romandie et Tour de France. Un programme royal, composé exclusivement de grandes courses, qui montre clairement les attentes placées en lui.

Gianni Vermeersch : enfin une vraie liberté ?
Après de longues années au sein de la structure Alpecin, Gianni Vermeersch a ressenti le besoin de changer d’air. À 33 ans, le pur spécialiste des classiques pavées a encore faim et souhaite davantage de liberté.
Son choix de rejoindre Red Bull–BORA–hansgrohe semble judicieux : aucun nom ne se détache clairement pour jouer les premiers rôles sur les pavés. Une véritable carte de leader pourrait donc s’offrir à lui, un rôle qu’il a finalement assez peu endossé au cours de sa carrière, malgré des qualités évidentes.
Son premier grand objectif sera, lui aussi, le week-end d’ouverture en Belgique.

Remco Evenepoel : le transfert de l’hiver
C’est sans conteste le plus gros transfert de cet hiver. Nouvelle équipe, nouvelles méthodes, nouveau matériel, mais aussi un nouvel entourage pour Remco Evenepoel. En rejoignant Red Bull–BORA–hansgrohe, le champion belge intègre l’un des collectifs les plus solides pour les courses par étapes et les Grands Tours.
Il débutera sa saison en Espagne, avant de cibler les Ardennaises et l’Amstel Gold Race. Son programme prévoit ensuite le Dauphiné, désormais Tour Auvergne–Rhône-Alpes, puis le Tour de France, où il retrouvera son fidèle lieutenant Mattia Cattaneo, ainsi que le très prometteur Florian Lipowitz.
Un calendrier encore relativement léger, qui peut laisser penser que Remco n’a pas encore souhaité sortir de sa zone de confort… du moins pour l’instant.

Une responsabilité collective
Avec Marit, Meeus, Van Gils, Vermeersch et Evenepoel, les Belges occuperont des rôles majeurs dans tous les registres : sprint, classiques, vallons et Grands Tours.
Red Bull–BORA–hansgrohe a clairement misé sur la polyvalence et l’expérience belge pour franchir un nouveau cap. Reste désormais à transformer ce mercato solide en résultats concrets sur la route.

