Après l’étape, Remco Evenepoel n’a pas caché sa frustration au micro de la VRT. Le Belge a expliqué qu’il attendait un relais de son coéquipier Florian Lipowitz dans le final, une aide qui, selon lui, n’est jamais venue.
Le champion olympique a rappelé qu’il s’était lui-même mis au service de Lipowitz lors du Tour de Catalogne, où il avait longtemps roulé en tête du peloton. Estimant que la situation aurait mérité un retour d’ascenseur, il souhaite désormais clarifier les choses avec son équipe Red Bull-Bora-Hansgrohe. Ambiance ambiance…![]()
CHOIX SPORTIF PAYANT DE MONTER À SON RYTHME
Sur le plan sportif, Evenepoel s’est montré plus serein. Face au rythme imposé par UAE Team Emirates-XRG et à l’accélération de Tadej Pogačar dans le Tourmalet, il estime avoir géré son effort de la meilleure manière possible. Conscient qu’une longue descente suivait le sommet, il a choisi de ne pas se mettre totalement dans le rouge afin de pouvoir exploiter ses qualités de descendeur.
Ce choix lui a permis de combler une partie de son retard et de revenir sur un groupe de poursuivants. Il affirme bien connaître cette montée comme cette descente, ce qui lui a permis de prendre des risques mesurés tout en restant efficace
AUCUNE COOPÉRATION ENTRE LEADERS
Evenepoel a également regretté le manque de coopération au sein du groupe de chasse. Selon lui, certains coureurs n’ont pas suffisamment participé aux relais, ce qui a réduit les chances de revenir sur Jonas Vingegaard.
‘ Je comprends que Del Toro et Sepp Kuss ne prennent pas de relais. Mais chez Lidl-Trek, ils étaient deux, et ils n’ont pas voulu rouler tout de suite. Je leur ai dit : qu’avez-vous à perdre ? Si nous collaborons tous, nous pouvons peut-être revenir sur Jonas.’
Il a toutefois précisé qu’il n’y avait aucun différend avec le jeune Français Paul Seixas, avec qui il a échangé quelques mots après l’arrivée :
‘ S’il y avait un problème entre nous ? Non. Je l’avais simplement mal compris. Lui aussi m’a dit qu’il ne comprenait pas pourquoi certains coureurs refusaient de collaborer. Je lui ai répondu : « C’est le Tour, et ce ne sera certainement pas la dernière fois que ça arrive.’
LE PODIUM EST TOUJOURS DANS SES PLANS
Désormais quatrième du classement général, le Belge refuse de tirer des conclusions hâtives. Il estime que la course reste ouverte, tout en reconnaissant que Vingegaard affiche lui aussi un excellent niveau et restera un adversaire redoutable dans les prochaines étapes.
Photo : Prntscreen VRT

