Lotte Kopecky y croyait avant le départ. La Belge savait que le parcours des Mondiaux de Montréal était particulièrement exigeant, mais elle estimait pouvoir aller très loin si elle était dans un grand jour. Finalement, la championne du monde a dû céder dans la partie la plus difficile du circuit, à 39 kilomètres de l’arrivée, après une accélération de Demi Vollering.
« C’était le moment le plus difficile de la course pour moi et nous le savions », a expliqué Kopecky après l’arrivée. « J’ai essayé de trouver mon rythme, et c’est ainsi que je me suis retrouvée dans le groupe des poursuivantes. Je me sentais bien mais cette montée était trop dure pour moi. »
Avant la course, la Belge avait pourtant affiché une certaine confiance. Elle savait qu’elle devait surtout rester attentive et suivre les meilleurs mouvements, tout en estimant que son niveau du jour pouvait lui permettre de jouer les premières places.
La montée qui a fait la différence
Le parcours montréalais ne pardonnait aucune faiblesse. Pendant une grande partie de la course, Kopecky a réussi à rester au contact des meilleures, avant de subir l’accélération de Vollering dans l’une des dernières difficultés.
Cette montée a finalement été celle de trop. Incapable de suivre le rythme des favorites, la Belge s’est retrouvée dans le groupe des poursuivantes et a dû revoir ses ambitions à la baisse.
Après l’arrivée, elle a également relativisé ses déclarations d’avant-course. « Je pense qu’il faut être honnête, même dans un jour parfait, c’était trop dur », a-t-elle déclaré à la RTBF.
« Demi mérite de gagner »
Malgré cette déception, Kopecky ne cherche pas d’excuses. Elle reconnaît simplement que le parcours était trop exigeant pour elle ce jour-là et salue la performance de sa compatriote Demi Vollering, partie chercher le titre mondial.
« Je pense que les résultats sont corrects et Demi mérite de gagner après une telle saison », estime-t-elle.
Pour Kopecky, ce Mondial se termine donc sans nouveau maillot arc-en-ciel, mais avec une constatation claire : sur un parcours aussi difficile, même une Lotte Kopecky au meilleur de sa forme aurait probablement eu du mal à suivre les meilleures jusqu’au bout.
