On a souvent cité son nom ces derniers temps en des termes élogieux mais il manquait chaque fois quelque chose, un petit brin de chance, une maladresse tactique, ou même une chute comme au Tour de France (clavicule), mais aujourd’hui les planètes se sont alignées pour Jenno, comme s’il y avait un transfert de témoin important au sein de l’équipe. Car oui, cette victoire en WT sur une étape reine est symbolique, c’est désormais lui le leader de l’équipe sur les Flandriennes pour les années venir !
LE PLAN INITIAL ÉTAIT POURTANT DIFFÉRENT
L’offensive de Berckmoes sur le Mur de Grammont n’était pas exactement celle imaginée au départ par Lotto-Intermarché : Avant le dernier passage sur le Mur, Berckmoes et Arnaud De Lie avaient prévu de durcir ensemble la course, mais une chute survenue à l’approche de la difficulté historique a cassé le peloton et empêché De Lie de rejoindre son équipier à l’avant.
« Le plan était de monter le Mur aussi vite que possible lors du dernier passage. C’est ce que j’avais convenu avec Arnaud. C’est dommage que le peloton se soit cassé à cause d’une chute, sinon Arnaud aurait peut-être pu être là lui aussi. Heureusement, je suis resté sur mon vélo. »
La chute a notamment provoqué les abandons de Vlad Van Mechelen et Magnus Sheffield. De Lie est malgré tout resté dans le groupe de poursuite et a disputé le sprint derrière son équipier, terminant quatrième. Lotto-Intermarché place ainsi deux hommes parmi les quatre premiers de cette étape reine.
VICTOIRE ET MAILLOT DE LEADER
Et la journée est encore plus belle pour Jenno Berckmoes puisque son succès lui permet également de prendre les commandes du classement général du Renewi Tour.
Une récompense méritée après avoir osé prendre ses responsabilités dans le final et surtout après avoir réussi à résister au retour d’un peloton lancé à pleine vitesse derrière lui.
Maintenant, le plus dur sera de garder ce maillot de leader jusqu’au bout de l’épreuve et à ce propos, on n’a pas du tout compris l’attitude d’Arnaud de Lie lors du sprint. En restant sagement dans la roue de Philipsen plutôt qu’en lançant le sprint de loin, Arnaud aurait permis à Berckmoes d’avoir un avantage plus conséquent avant d’affronter les deux dernières étapes où le général se joue souvent à coup de secondes. Il faudra faire la différence ce samedi pour éviter toutes mauvaise surprise le dernier jour avec les nombreuses bonifications des sprints en or.

