Au bout de ces neuf kilomètres, une ligne d’arrivée, un chrono enregistré et la fin d’un effort. Pour la première étape de la Vuelta, les coureurs ont dû composer avec un tracé particulièrement technique dans les rues de Monaco. De Cian Uijtdebroeks à Thibau Nys, en passant par Sander De Pestel, les Belges ont livré des réactions différentes, mais avec un point commun : les sensations étaient au rendez-vous.
Pour Cian Uijtdebroeks, cette première journée était avant tout un test. Tombé malade après avoir préparé le Tour pendant plusieurs mois, le Belge de Movistar avait dû revoir ses plans et reprendre progressivement l’entraînement. « J’avais préparé le Tour pendant des mois et puis tomber malade aussi tôt, ça a été difficile, pas facile mentalement », explique-t-il après son effort.
Le contre-la-montre monégasque n’était donc pas un objectif en soi : « Je n’avais plus du tout travaillé le contre-la-montre et je me suis surtout concentré sur le fait de pouvoir simplement être au départ ici ». Malgré cela, les sensations ont été encourageantes : « Ces dernières semaines, j’ai de nouveau eu de bonnes sensations ». Une satisfaction qui ouvre déjà la porte à davantage d’ambitions pour la suite.
Interrogé sur son objectif au classement général, Uijtdebroeks reste prudent, mais ne ferme aucune porte : « Si je peux faire un bon classement général, je suis vraiment ouvert à cette possibilité. »
Un parcours qui ne faisait pas l’unanimité
Le tracé monégasque, avec ses nombreux virages et ses relances, demandait davantage d’explosivité que d’endurance. Un profil qui convenait davantage à certains coureurs qu’à d’autres.
« C’était un parcours assez exigeant, avec beaucoup de virages et de changements de direction », explique Sander De Pestel. « J’ai un profil assez explosif, et c’est vraiment un parcours pour les sprinteurs, pour les coureurs qui veulent vraiment prendre des risques et qui sont très explosifs. »
Le coureur de Decathlon CMA CGM Team avait d’ailleurs fixé un objectif clair avant le départ : un top dix. Après un début d’effort compliqué, il a progressivement retrouvé ses sensations. « Je n’avais pas vraiment de bonnes sensations pendant les trois premiers kilomètres », reconnaît-il. Puis le classement intermédiaire est venu le rassurer : « J’étais deuxième au classement intermédiaire, donc je me suis quand même dit : OK, je suis en train de faire quelque chose de bien. »
De Pestel a également apprécié l’atmosphère monégasque. Amateur de Formule 1, il a forcément savouré l’occasion : « Je suis un grand fan de Formule 1, donc c’est vraiment sympa de pouvoir rouler ici à vélo. J’aimerais bien venir voir la Formule 1 ici un jour. »

Nys, une mise en route plus rassurante que prévu
Pour Thibau Nys aussi, ce contre-la-montre avait surtout vocation à servir de mise en route. Comme Uijtdebroeks, le Belge est tombé malade pendant sa préparation : « À cause de cette maladie, je n’avais plus du tout travaillé le contre-la-montre et je me suis surtout concentré sur le fait de pouvoir simplement être au départ ici », explique-t-il.
Pourtant, de bonnes sensations étaient au rendez-vous : « En fait, c’était bien, même mieux que ce que j’espérais », reconnaît Nys. Sur un parcours où la moindre erreur pouvait coûter plusieurs secondes, le coureur de Lidl-Trek conclut : « Je me suis quand même bien amusé. »

Une première journée vécue comme une respiration avant que les choses sérieuses ne commencent. Trois réactions différentes, mais un même constat au moment de quitter Monaco : après ce contre-la-montre exigeant, les Belges peuvent regarder la suite de la Vuelta avec un certain optimisme.
Photo d’illustration : A.S.O./Billy Ceusters
