Longtemps présent aux avant-postes de la sixième étape de la Vuelta, Ramses Debruyne a tenté de croire à sa chance jusqu’aux derniers kilomètres. Le Belge avait choisi de se glisser dans l’échappée avec l’ambition de jouer le meilleur résultat possible, sans pour autant se considérer comme le favori pour la victoire :
« Je ne pense pas vraiment être un coureur de grand tour. J’aime simplement les journées comme aujourd’hui : je vais dans l’échappée et j’essaie de faire le meilleur résultat possible », explique t-il à notre micro après l’arrivée.
Au fil de la journée, l’espoir a grandi. Le coureur de l’équipe Alpecin-Premier Tech savait que la montée finale pouvait faire la différence :
« Ils nous ont toujours gardés très près. Et quand il y a une partie aussi raide que celle-là, on sait qu’une accélération peut tout changer. »
Le Belge a finalement réussi à tenir longtemps dans la bataille pour la victoire avant de céder. Une performance dont il se satisfait pleinement :
« Je suis heureux de ce résultat. Je ne pense pas qu’il y avait beaucoup plus à faire aujourd’hui. »
La chaleur, particulièrement importante sur cette étape, n’a visiblement pas été un problème majeur pour lui. Il estime même que son travail effectué à l’entraînement a pu jouer en sa faveur :
« Depuis le Tour, j’ai fait beaucoup de sorties dans la chaleur et ça s’est bien passé. Je ne sais pas si ça a quelque chose à voir avec ça, mais j’aime m’entraîner sous la chaleur. »
Après avoir joué sa carte dans l’échappée, Debruyne peut désormais se tourner vers la suite de la Vuelta avec le sentiment d’avoir pleinement saisi son opportunité.
PAS DE COMBATIVITÉ, UN CHOIX LOGIQUE ?
A l’annonce du prix de la combativité, le choix d’Enric Mas était bien sûr mérité, mais Ramses Debruyne aurait été un choix plutôt logique : Il a animé la journée depuis l’échappée et a résisté jusqu’à ce que Pogacar revienne sur lui. Le fait que Mas ait ensuite réussi à rejoindre Pogačar et à lui tenir tête a probablement pesé dans la perception de la « performance du jour ».
(Interview réalisée juste après l’arrivée par Camille Avon pour Velonews)

